Notions de base sur la maladie

Notions de base sur la maladie

On ignore encore la cause du cancer de l’ovaire.

Le cancer de l’ovaire survient le plus souvent chez des femmes qui vivent dans des pays développés, mais cela est probablement attribuable à différents facteurs.

Le cancer de l’ovaire peut avoir une composante génétique. Les femmes dont deux proches parentes (mère, sœur ou fille) ou plus ont eu le cancer de l’ovaire sont plus à risque. Ce risque augmente si la parente avait moins de 50 ans lorsqu’elle a reçu le diagnostic de cancer.

Le cancer de l’ovaire : qui est à risque?

Le risque de cancer de l’ovaire augmente avec l’âge – six femmes sur dix qui reçoivent un diagnostic de cancer de l’ovaire sont âgées de 50 à 79 ans.
Le risque de cancer de l’ovaire augmente si :

  • vous avez déjà eu le cancer du sein ou du côlon
  • vous n’avez jamais eu d’enfants
  • vous n’avez jamais pris de contraceptifs oraux
  • vous avez des antécédents familiaux de cancer du sein, de l’ovaire ou du côlon

Si vous avez des inquiétudes, discutez-en avec votre médecin.

Comment réduire le risque de cancer de l’ovaire

Jusqu’à maintenant, il n’existe aucune méthode généralisée pour prévenir le cancer de l’ovaire. Par contre, certaines études révèlent que les actions suivantes peuvent contribuer à réduire le risque de cancer de l’ovaire :

  • prendre des contraceptifs oraux (pilule anticonceptionnelle) pendant plus de cinq ans
  • mener une grossesse à terme (porter un fœtus pendant au moins 37 semaines)
  • allaiter
  • subir une ligature des trompes, c. à d. une opération visant à obstruer les trompes de Fallope afin d’éviter une grossesse
  • subir l’ablation des deux ovaires (ovariectomie bilatérale), afin de réduire considérablement les risques; l’ovariectomie est généralement réservée aux femmes ayant eu recours à une consultation génétique et à des tests génétiques.

L’ablation des ovaires peut être une méthode efficace de prévention du cancer de l’ovaire pour:

  • les femmes ayant d’importants antécédents familiaux de cancer de l’ovaire, ou
  • les femmes porteuses de mutations des gènes BRCA1 ou BRCA2.

Lorsqu’on enlève les ovaires, la production d’œstrogènes cesse, ce qui provoque une ménopause chirurgicale; une hormonothérapie substitutive peut alors être nécessaire à long terme. Il existe d’autres risques associés à une ménopause précoce.

Les femmes ayant des antécédents familiaux ou appartenant à une famille à forte prévalence du cancer de l’ovaire devraient consulter un gynécologue oncologue ou un généticien au début de la vingtaine pour discuter du risque auquel elles sont exposées, faire l’objet d’un suivi clinique et, s’il y a lieu, envisager une intervention chirurgicale à titre préventif.