Signes et symptômes
Sensibilisation : soyez à l’écoute de votre corps
Il n’existe pas de symptôme unique et précis du cancer de l’ovaire. Les symptômes sont généralement vagues, non spécifiques et peuvent être attribués à tort à d’autres causes. Le simple fait que vous éprouviez les symptômes du cancer de l’ovaire ne signifie pas que vous en êtes atteinte.
« Une aggravation ou une augmentation soudaine de la fréquence de symptômes d’apparition récente justifie une investigation diagnostique plus poussée, parce que ceux-ci sont plus susceptibles d’être associés à des masses ovariennes bénignes ou malignes. »
- Faculté de médecine de l’Université de Washington, 2004
Symptômes annonciateurs courants
- Ballonnement ou gonflement de l’abdomen
- Douleur ou lourdeur pelvienne
- Douleur au dos ou à l’abdomen
- Fatigue
- Gaz, nausées, indigestion
- Changements du transit intestinal
- Besoin fréquent d’uriner
- Irrégularités du cycle menstruel
- Perte ou gain de poids
Autres symptômes...
- Masse ou « bosse » perceptible dans la région pelvienne
- Incapacité à manger normalement
- Douleur lors des relations sexuelles
- Saignement vaginal
Si vous éprouvez l’un ou plusieurs de ces symptômes pendant au moins trois semaines, consultez immédiatement un professionnel de la santé.
Dépistage du cancer de l’ovaire
Jusqu’à maintenant, il n’existe aucun test unique qui permet de dépister de manière fiable le cancer de l’ovaire au stade présymptomatique (avant que les symptômes n’apparaissent ou ne soient très évidents).
- En effectuant plusieurs examens pour obtenir un tableau clair, on peut dépister le cancer de l’ovaire à un stade précoce.
Si vous avez éprouvé l’un ou plusieurs des symptômes ci-dessus pendant au moins trois semaines, consultez votre médecin de famille et demandez-lui de passer les examens suivants.
1. Examen pelvien
Un examen pelvien complet est très important pour le diagnostic du cancer de l’ovaire. N’oubliez pas qu’un test de Pap ne permet pas de dépister un cancer de l’ovaire ni d’en écarter la possibilité.
- Votre médecin vous posera des questions au sujet de vos antécédents médicaux pour l’aider à diagnostiquer un éventuel cancer de l’ovaire et écarter la possibilité d’autres problèmes gynécologiques ou d’autres maladies.
- Assurez-vous de décrire tous vos symptômes à votre médecin.
- Votre médecin effectuera un examen pelvien.
- Posez des questions, notez les réponses et demandez des précisions, au besoin.
Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter les sites suivants :
2. Échographie transvaginale
Une échographie transvaginale est également recommandée. Lors de cet examen, une sonde mince, introduite dans le vagin, transmet des ondes sonores à haute fréquence qui se réfléchissent sur les ovaires et produisent un écho utilisé pour créer une image appelée sonogramme. Les médecins examinent le sonogramme pour y déceler des échos permettant de mettre en évidence des régions anormales.
Pour de plus amples renseignements, consultez le site :
3. Analyse du CA 125 dans le sang
L’analyse du CA 125 dans le sang n’est pas un outil efficace pour dépister le cancer de l’ovaire à un stade précoce, où il est plus facilement guérissable. C’est pourquoi l’interprétation des résultats de cette analyse doit s’ajouter aux examens mentionnés ci-dessus, si l’on veut obtenir un bon diagnostic du cancer de l’ovaire.
Une opération est la seule façon d’éliminer complètement la possibilité de cancer de l’ovaire.
4. Autres examens
Si l’un ou l’autre de ces examens permet de croire en la présence d’un cancer de l’ovaire, une intervention chirurgicale peut être envisagée afin d’examiner les cellules et vérifier si elles sont malignes.
Puisqu’il n’existe pour l’instant aucun test de dépistage fiable du cancer de l’ovaire, les femmes doivent être à l’écoute de leur corps et attentives aux symptômes du cancer de l’ovaire.
Le rôle de la génétique
Environ 10 % des cancers de l’ovaire sont héréditaires ou fréquents dans la famille.
Les gènes BRCA1 et BRCA2 (pour cancer du sein 1 et 2) sont en cause dans la plupart des cas de cancer de l’ovaire familial.
- Une femme porteuse d’une mutation du gène BRCA1 ou BRCA2 est exposée à un plus grand risque de cancer de l’ovaire qu’une femme dans la population en général.
- Dans le cas d’une mutation du gène BRCA1 ou BRCA2, le cancer du sein apparaît à un âge relativement jeune et le risque d’un deuxième cancer augmente.
- Environ une femme d’origine juive ashkénaze sur 50 est porteuse d’une mutation du gène BRCA1 ou BRCA2 qui augmente le risque de cancer du sein, de cancer de l’ovaire et de cancers reliés aux précédents.
- Les femmes d’origine canadienne-française pourraient elles aussi être exposées à un plus grand risque.
- On a répertorié des mutations des gènes BRCA dans les populations de l’Islande et des Pays-Bas.
Une faible proportion des cancers de l’ovaire sont liés à d’autres mutations, comme le syndrome de Lynch ou cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC), qui est lié à l’apparition précoce du cancer (avant l’âge de 50 ans) et au développement de nombreux types de cancer, en particulier le cancer du côlon et le cancer de l’endomètre.
Si vous avez des antécédents familiaux, vous devez en parler à votre médecin. La consultation génétique constitue alors une étape importante pour vous aider à comprendre les risques et les avantages des tests génétiques.
Pour de plus amples renseignements sur les questions d’hérédité et de génétique touchant les femmes d’origine juive ashkénaze ou canadienne-française, veuillez consulter les sites suivants :
Pour trouver un conseiller en génétique, communiquez d’abord avec votre médecin de famille; vous pouvez également consulter le site :
Types de cancer de l’ovaire
- Tumeurs épithéliales : le plus courant des cancers de l’ovaire se développe dans les cellules qui tapissent ou couvrent les ovaires.
- Tumeurs germinales : commencent dans les cellules germinales (cellules destinées à former des ovules) contenues dans les ovaires.
- Tumeurs du stroma et des cordons sexuels : commencent dans les cellules qui soutiennent les ovaires et produisent les hormones femelles.
Tumeurs épithéliales
Les tumeurs épithéliales sont les plus courantes et comprennent :
- les tumeurs séreuses : touchent 40 % des femmes ayant reçu un diagnostic de cancer de l’ovaire épithélial
- les tumeurs endométrioïdes : concernent 20 % des femmes diagnostiquées
- les tumeurs mucineuses : plus rares, elles touchent seulement 1 % des femmes ayant reçu un diagnostic de tumeur épithéliale
- les carcinomes à cellules claires : concernent 6 % des femmes diagnostiquées
- les tumeurs à la limite de la malignité : font partie d’une catégorie distincte de tumeurs épithéliales et en général :
- touchent des femmes plus jeunes
- commencent à la surface de l’ovaire et s’associent à un meilleur taux de survie que les autres types de tumeurs
- sont enlevées simplement par une opération, sans recours à la chimiothérapie.
Tumeurs germinales
Les tumeurs des cellules germinales concernent environ cinq femmes ayant reçu un diagnostic de cancer de l’ovaire sur cent. Elles peuvent survenir chez des femmes de tout âge, mais ont tendance à toucher surtout des femmes dans la vingtaine.
- Dysgerminome : environ la moitié des femmes ayant reçu un diagnostic de cancer des cellules germinales présente ce type de tumeur; la plupart de ces femmes ont moins de 30 ans.
- Tumeurs du sinus endodermique : deuxième type de tumeurs germinales en importance, il peut toucher les adolescentes et les femmes au début de la vingtaine.
- Types moins courants : carcinome embryonnaire, tératome malin, choriocarcinome, polyembryome et autres tumeurs mixtes des cellules germinales.
Tumeurs du stroma et des cordons sexuels
Ces tumeurs touchent généralement des femmes âgées de moins de 50 ans. Un symptôme fréquent, appelé virilisme, peut se manifester par :
- des menstruations sporadiques
- des menstruations après la ménopause
- une pilosité faciale
- une voix rauque.